Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


Dirigeants arabes : cuites les carottes ?

Publié par The Algerian Speaker sur 15 Février 2012, 02:45am

Catégories : #Editos : let's go

Les jeunes qui affrontent à mains nues les chars au Caire, Damas ou Sanaâ savent depuis longtemps qu'il n'y a rien à attendre de l'Occident, plutôt allié à leurs bourreaux que sensible à leur misère.

Quelques Algériens portant, comme un tatouage indélébile, la haine déversée par les populations égyptiennes, avec, à leur tête leurs journalistes, artistes et intellectuels entre les deux matchs du Caire et de Khartoum ayant opposé nos deux pays, lors des éliminatoires de la coupe du monde 2010, doivent se dire aujourd'hui que le sang coule à profusion sur le sol des pharaons : tant pis !

Il est à souhaiter que ce genre de pensées ignominieuses n'effleurent pas grand monde. Paradoxalement, au moment où des dizaines d'Egyptiens tombent sous les balles de leurs soldats ou les lames des laquais de son état-major, c'est tout un peuple qui est en train de renaître à la vie, de reconquérir sa dignité.

Comme à la triste époque de Pinochet, c'est dans un stade que ceux qui ont perdu leurs culottes dans les sables du Sinaï en 1967 et 1973 ont tendu un traquenard à leur jeunesse. Soixante-quatorze morts et mille blessés. Qui pourrait croire que la seule rivalité entre les supporters des clubs d'Al Masri (Port-Saïd) et d'Al Ahli (Le Caire) peut engendrer une telle boucherie ? Les observateurs les plus naïfs ont décelé dans les minutes qui ont suivi l'annonce du premier bilan la main de la junte qui a confisqué la révolution de la place Tahrir. Les Frères Musulmans aujourd'hui coalisés avec les militaires, et demain, sans doute, maîtres du pays, accusent, pour leur part, les partisans de Moubarak. Position confortable, sans risque, lâche. C'est connu, les religieux, aussi extrémistes soient-ils, font toujours de l'aplatventrisme quand ils ne plantent pas dans le dos.

Hier, vendredi au moment où deux nouvelles victimes de la répression tombaient au Caire à la suite des deux disparus la veille à Suez, France 5 programmait un reportage sur les boîtes de nuit de Charm El Cheikh et les fonds marins de la mer Rouge, le tout agrémenté de quelques séquences de … danse du ventre ! Surréaliste ! À chacun sa façon de s'émouvoir … Les jeunes qui affrontent à mains nues les chars au Caire, Damas ou Sanaâ savent depuis longtemps qu'il n'y a rien à attendre de l'Occident, plutôt allié à leurs bourreaux que sensible à leur misère.

L'Union européenne réclame du bout des lèvres une commission indépendante sur le massacre de Port-Saïd. Anecdotique ! La FIFA, bizarrement, est aux abonnés absents. Affligeant ! Le crime s'est déroulé dans stade de foute, pardi !

Dans le but inavoué mais facilement palpable de réinstaurer l'état d'urgence pour prolonger leur bail à la tête du pays, les membres de la junte de Tantaoui ont usé d'un méthode régulièrement expérimentée par les gouvernants des pays arabes, ces insatiables affamés de pouvoir. Ils ont utilisé des baltaguias, ces gueux qu'on corrompt et qu'on enflamme avant de lancer à l'assaut d'autres gueux qu'une grande soif de liberté jette sporadiquement dans la rue.

Alger a souvent vu à l'œuvre ces petits voyous, supplétifs des forces du désordre. La police algérienne excelle dans l'art de la manipulation des désœuvrés. Jusque-là, l'Algérien était réputé pour inventé la guérilla urbaine. Le film de Pontecorvo La bataille d'Alger est projetée dans chaque nouvelle promotion des Marins dans les casernes américaines ! Désormais, il peut s'enorgueillir d'avoir donné naissance à un concept: celui de baltagui, pion faisant parti d'un corps de lâches, à la solde de tous ceux qui portent bottes et uniforme.

Est-il utile de s'interroger sur ce qui motive les dirigeants arabes pour s'acharner autant à vouloir rester scotchés à leurs fauteuils, ou, à défaut, à le transmettre à leurs rejetons ? La réponse est à chercher – c'est à mourir de rire – du côté de la Bible : Ce sont de fervents adeptes des sept péchés capitaux !

Sinon comment expliquer les placards blindés de dollars de Ben Ali et le pillage systématique des sols et sous-sols des pays qu'ils dirigent ?

Leur insatiabilité n'a d'égal que leur aveuglement. Alliés aux islamistes qui attendaient leur heure en Égypte, en Tunisie ou en Libye, acoquinés avec les assassins repentis en Algérie, ils pensent pouvoir continuer à téter le sang de leurs terres indéfiniment. La rue s'entête, elle, à leur dire de dégager. Si Bouteflika, pour l'Algérie, est à l'abri de son cancer, ses successeurs ont tout intérêt à se le tenir pour dit : les carottes son presque cuites !

Meziane Ourad

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